L’humilité est richesse

09/01/2010 18:12 par akkachaamrane



J’appréhende cette voracité qui vous rend difformes,
même «petits» vous vous voulez énormes,
les «anges naïfs »,qui sous vos ailes s’endorment,
à leur éclosion, en monstres, se transforment ;

Vous souillez tout ce à quoi vous touchez,
contre nous vous vous fâchez,
quand le bruit des bottes que vous avez léchés,
fait échos dans vos oreilles, à nos revendications, bouchées ;

Je vous pleins, pour votre aveugle soumission,
mon renoncement n’est point capitulation,
ne criez donc pas victoire dans la jubilation,
la vie est surprenante par ses réversions ;

Ne pensez surtout pas que s’il y a guère,
je me ferai plus « patriote » qu’aujourd’hui et fier,
non, j’ai plein de rancoeurs et de douleurs que je ne peux taire,
vous n’êtes pas et ne serez pas pour la «noble cause» , mes frères ;

Je me refuse à ces jeux d’où mes parents sont sortis perdants,
pour que mes rêves se heurtent à vous et à vos «enfants»,
pire que l’ennemi spoliateur, criminels arrogants,
vous ne m’aurez point allié, pour protéger vos arrières, en devant ;

Vos règles établies « de bonne guère » et vos chicanes,
raisonnant atrocement dans mon petit crâne,
ont usé mes nerfs et mis ma mansuétude en panne,
ouvrant à ma colère barrières et vannes ;

Je ne serai pas revanchard, pour ne pas vous ressembler,
je jouirai juste à, mon tour, de vous voir « enfin » trembler,
vous les minables, érigés en «dieux», aux pouvoirs usurpés,
devant plus impitoyables que vous, nus de votre « impudente » impunité ;

Quand nos regards viendraient à se croiser, en quelque lieu,
je sais d’avance, ce que vous exprimeriez par les yeux,
les miens seraient flammes et vous brûleraient de leur feu,
vous baisseriez peut être «roublards» les vôtres, feignant le jeu ;

Je serai impassible, vous laissant à votre sort,
car «échaudé» , je ne vous ferai pas confiance, même morts,
je vous ai «cédé» mes droits, à mes torts,
je le ferai de mon vivant et toujours, pour vous «contrarier» encore;

Les chiots viennent tous des chiennes,
votre mère ne vaut pas plus que la mienne,
vos «os» volés ne valent point la peine,
et mes oreilles restent sourdes à vos rengaines.

Amrane AKKACHA

Tagerfa d wuccen

09/01/2010 18:05 par akkachaamrane

Lalla tagerfa gef ufurek t£arrec, 
taguglutt deg qamum-is, 
mhend uccen, ddaw-as yetturrec, 
yesqedh iserreh i yils-is,
 
“azul fell-am a tagerfa, 
lall n temleh d cbaha, 
ma d tag°ect-im, 
telha am rric-im, 
tifdh lbaz n umadag akk°-it,
tcebhedh am teslit »
 
awal agi mi s tesla, 
tenecrah tgerfa, 
i wakken ad tzux s tag°ect-is, 
teldi mlih a qamum-is, 
Tagugluttï i wumi d-tebra, 
yedm-itt wuccen si lqa£a,
 
yenteq ger-s yenna-yas :  
« ahsu a tin ur n s£i tissas, 
yal win yettcekkirn, 
yedder gef zagur n win yesemhasn, 
tamsirt agi teswa ta farmajt ». 
tagerfa tesedh ha tettef tax°nact, 
teggul ar syen ger zdat, 
ur tettwakellex tikkelt tis snat.
 
 

Amrane AKKACHA  

 

 

POLLUTIONS SONORES

09/01/2010 17:46 par akkachaamrane

 

J’admets le fait que l’on peut s’isoler,
même en pleine foule, égaré,
mais dans ce pays, tout chavire et tangue
sur le bout des langues,
trop pondues,
pour ne pas être entendues,
c’est du harcèlement pur,
contre lequel je n’ai aucune armure ;
 
J’ai beau, me boucher les oreilles,
j’ai beau errer jusqu’à user mer orteils,
aller écouter le clapotis de l’eau,
perché sur un rocher loin des badauds,
il y a toujours des énergumènes qui en, fumant,
buvant, mangeant et même psalmodiant,
font de sorte que leurs discussions s’entendent,
à quelques dizaines de mètres à la ronde ;
 
Ils parlent, des autres, de vices , de vertus,
de paix sur le monde avec l’esprit fasciste, obtus,
je ne peux éviter leurs palabres, même seul,
et empêcher de résonner dans ma tête, leurs idées veules,
dans le silence de la nuit et de l’aube, en plein sommeil,
les hauts parleurs des minarets et les cloches  vous réveillent,
déniant à Dieu sa suprématie sur tous les êtres,
maîtres qu’ils sont devenus ces, muftis, rabbins et prêtres ;
 
Chacun y va de ses commentaires et professions de foi,
et à la parole, à leurs discours dissonants, ils coupent les voies,
même celles des cous, par les lames peu ou très tranchantes,
allant de celles de couteaux à celles de scies « chantantes »,
ils ont le goût des musiques universelles, voyez-vous,
le confort et la luxure ne les intéressent que peu ou proue,
j’ai si peur, non pas de Dieu, mais de ces nouveaux apôtres,
qui non satisfaits de leur part, vous privent d’autorité de la vôtre.
 
 
Amrane AKKACHA

TOUT EST ETERNEL

08/01/2010 18:14 par akkachaamrane

Ma conviction est que chaque chose dans l’univers vit par toutes les autres et pour toutes les autres dans leur infinie diversité, tous corps, solides, liquides ou gazeux sont eux mêmes constitués d’autres corps (tissus ou cellules) et constituent des ensembles auxquels ils appartiennent tout en étant interdépendants avec tout ce qui fait l’infiniment grand univers, la mort (décomposition et putréfaction) nourrissent richement des organismes vivants ou les contaminent et les détériorent (donc ils restent eux mêmes vivants sous formes de bactéries), rien donc ne meurt jamais totalement, tout est éternel dans sa mutation, sous une forme ou une autre ; je ne suis ni biologistes, ni biochimiste ni un érudit en la matière, ma croyance est que par actions ou réactions chimiques et toute autre forme agissante sur les organismes, la matière subit soit des mutations soit se transforme soit elle transforme et intègre une autre matière, la chaîne alimentaire est l’une des illustrations de ce processus pérenne, la photosynthèse en est une autre.

ETOILE

08/01/2010 17:50 par akkachaamrane

  • ETOILE

    ETOILE

    08/01/2010 17:50 par akkachaamrane


 Tu ne crois pas si bien dire,
car, en étoile, tu ne cesses pas de luire,
bien au dessus de nos têtes,
qui de la douceur de tes mots, font emplètes;

Scintillante tu l'es toujours,
un jour tu deviendras amour,
comme un rubis serti dans son écrin,
tu occuperas un cœur, de toi plein;

Tu vas lui suffire et même l'inonder de tendresses,
au point qu'il en réclamerai toujours et sans cesse,
alors en fontaine de jouvence intarissable,
tu feras de lui un être, enfin capable;

De donner, donner et toujours donner,
sans se donner la peine de raisonner,
car, il sera pour toi, comme la pluie bienfaitrice,
chaque goutte qui s'évapore, sera remplacée par dix

Et votre fleuve "amour" se fera torrents,
charriant hors de votre nid, peines et tourments,
pour faire pétiller les pépites, dansant sur les flots,
et reflétant dans vos yeux, l'enjouement des badauds.


TES CHAGRINS ENTERRES, GISENT OU ?

 à couver

 je viens de pondre cet oeuf, bleuâtre,
à couver vite, ... mes pouls, n'allez pas battre,
le jaune, c'est de lui que vient le pouls sain,
pour qui je suis aux p'tits suints...

 

 

Amrane AKKACHA

VOUS QUI DITES...

08/01/2010 08:27 par akkachaamrane

IL N’Y A DE DIEU QUE DIEU

Qu’êtes - vous êtres humains,
pour décider des lendemains,
des uns et des autres ? !

Vous fixez vos choix,
vous en faites des lois,
êtes-vous apôtres ?;

Au nom de ceci ou de cela,
vous propulsez ceux ci et ceux là,
en enfonçant d’autres ;

Qu’importe vos références,
vous n’établissez les différences,
que pour promouvoir les vôtres ;

Vous fixez des critères,
Selon vos visions et repères,
juste pour écarter les autres ;

Chacun y va de sa logique,
légitimant ses pratiques,
et blâmant les autres ;

Telle œuvre vaut à son auteur,
vos critiques ou vos faveurs,
comparée à une autre ;

vous, vous auto – proclamez gardien du temple,
érigez des remparts de convictions et d’exemples,
pour exclure les autres ;

Combien même tous les êtres se ressembleraient,
d’aucuns de cela, jamais ne s’accommoderaient,
pour se distinguer des autres ;

Que chacun essaie d’apporter sa contribution,
par un travail bien concret et des actions,
sans s’occuper de ce que fait l’autre ;

Pour que les chants des sirènes,
nous annoncent les amours et non les peines,
surpassons par l’effort sain, « l’autre ».

Amrane AKKACHA

QUEL MONDE !

07/01/2010 08:32 par akkachaamrane

quel monde!
tout un chacun s'esclaffe et se demande,
ses maîtres tous de connivence,
qu'ils soient "honnêtes" ou sans conscience,
se payent bien les têtes des populasses,
dressées comme des meutes de chiens de chasses,
en haut, qu'ils soient impies ou pieux,
ils agissent en puissants "dieux";
se voulant tous différents d'apparences,
ils ont les mêmes appétits pour la gouvernance,

ils s'assoient bien aux mêmes tables,
et à nos yeux, ils se montrent du doigt, exécrables;
alors qu'en bas des échelles,
ça ne fait que dans les rancoeurs et les querelles;
c'est pour ça que je dirai, il y a des mondes,
en nous même, des humains et des immondes,
et c'est bien nous qui les faisons,
en "justifiant" pour nous même, ce qu'à l'autre nous récusons.

Ce monde n'arrêtera pas de tourner,
les bourriques aussi, avec,
le mieux pour nous est de nous détourner,
de ces gens qui n'ont que leur bec,
pour dérouler et bobiner,
des tas de conneries,et à la clé,des chèques.

Amrane AKKACHA

BON VENT

05/01/2010 10:33 par akkachaamrane

 

 

haut hisse! han, han,
allez du nerf, en avant,
le vent tourne à notre faveur,
mécontents  et frondeurs,

par vents et tempêtes,
dans le verbe faisons trempettes,
la parole est si bonne,
quand de bon coeur on la donne,

n'en soyez pas avare,
changer votre regard,
sur ce monde de multinationales,
qui nous rendent la vie infernale,

allons de vague en vague,
les mauvaises branches s'élaguent,
pour ne laisser que des porteuses,
de fruits à la pulpe juteuse,

jugez-en par vous mêmes,
en Algérie, la mauvaise graine se sème,
pour que les faux anges prolifèrent ,
et pourrissent « mieux » que leurs aînés délétères,

juste soucieux de se remplir les poches,
le cœur froid et dure comme la roche,
sans scrupules et sans état d’âme,
entretenant, la rancœur et la révolte qui enflamment,

vous le savez bien, tous,
l'amour ne s'achète pas, au flouze*
hé oui, bien que ça peut être fortuit,
il n’est pas facile de conquérir le cœur d'autrui.

Amrane AKKACHA

PETIT

04/01/2010 18:02 par akkachaamrane

  • PETIT

    PETIT

    04/01/2010 18:02 par akkachaamrane

 

  Noureddine BOUTARFA

CE petit de taille et de personnalité,
qui se prend  pour une vraie sommité,
dans un pays où les alliances,
se jouent des valeurs et des compétences ;
 
c’est fou comme la "proportion" parfois,
marie le physique et les choix,
et l’on voit alors les êtres de petite taille,
soudoyer et rallier des goujats et des canailles ;
 
pour se donner l’illusion de leur force,
en gonflant leurs comptes en banque à défaut du torse,
laids comme ils sont, ils demeurent jaloux,
et se croient enviés et menacés, constamment de partout ;
 
un petit reste petit, même au sommet de l’Everest,
un gnome né gnome, toute sa vie le reste,
quand il se fait parasite rongeur d’idiomes,
il ne peut qu’être nuisible mais point homme ;
 
que les nains géants par leurs œuvres, me pardonnent,
je ne parle pas que de petitesse physique mais de neurones,
qui caractérisent ces gens déposées aux cimes,
pour briser des hommes et maquiller des crimes .
 
 
Amrane AKKACHA

 

LA CRISE

03/01/2010 18:24 par akkachaamrane

  • LA CRISE

    LA CRISE

    03/01/2010 18:24 par akkachaamrane

Je pleure ma jeunesse,  
je plains ceux qui naissent, 
en ce pays de mensonges, 
parmi des êtres étranges.
 
Oui, nous sommes des points d’interrogation, 
nous n’avons, aucune définition,
nous n’employons notre matière grise, 
qu’au calculs de dinars et de devises.
 
Nous passons notre temps, 
à commenter ce que les autres font, 
à prendre parti, à condamner  
et nous prendre pour des justiciers.
 
C’est à n’y rien comprendre, 
nous restons, là, à attendre, 
que la baraka des Dieux, 
nous tombe, droit, des cieux.
 
Croyant, athée ou autre, 
chacun se croit, l’apôtre, 
d’une justice, au dessus de tous, 
peu de travail, beaucoup flouse.
 
Les critères d’attributions, 
de postes et de logements, 
sont, les brevets techniques du sectarisme,  
le ( B.T.S ) et l’opportunisme.
 
Tout est interdit, 
c’est la valse des prix, 
nous sommes un pays marginal, 
rien n’est illégal.
 
Le « citoyen » jouit de tous les droits,
que son « statut », lui octroie, 
il peut, vraiment, tout avoir, 
de ses dirigeants et leur bon vouloir.
 
Pour habiter, il peut bâtir ou acheter, 
la maison de ses rêves et sa fierté, 
alors que les apparatchiks et les pontes, 
les pauvres, sur son sort se lamentent.
 
Les dirigeants, ainsi accaparés, 
se voient, dans leurs comptes égarés,
en authentiques piques assiettes, 
ils picorent, tout, même les miettes.
 

Amrane AKKACHA