...ça continue
05/09/2010 11:58 par akkachaamrane
Attentat terroriste: 11 gardes frontières assassinés à Tinzaouatine
Publier le 1.07.10
Onzes gendarmes gardes frontières (GGF) dont un lieutenant, en patrouille, ont été assassinés hier matin dans une embuscade tendue par un groupe armé islamiste dans la région de Tinzaouatine dans la wilaya de Tamanrasset près des frontières algéro-maliennes.
Selon des sources sécuritaires, les gardes frontières ont été surpris par des tirs nourris de fusils mitrailleurs et l’explosion d’une bombe artisanale alors qu’ils étaient en patrouille dans cette région isolée à bord de trois véhicules Toyota Station. Le bilan est lourd : 11 gardes frontières sont tués sur le coup et trois autres blessés. Un accrochage suivra par la suite et les gardes frontières ont blessé plusieurs terroristes qui ont pu prendre la fuite et s’évanouir dans la nature. Les terroristes ont pu emporter avec eux des armes et des munitions ainsi qu’un matériel de transmissions avant de mettre le feu aux deux véhicules des GGF.
…/…
Parmi eux, des mercenaires étrangers (Maliens, Mauritaniens et Libyens) affiliés à Al-Qaïda Maghreb sous la direction du sinistre Yahia Djouadi alias Yahia Abou Amar “émir” du Sahel. Il faut savoir également que c’est l’attentat le plus meurtrier perpétré depuis le début de l’année dans la région du Sud après celui qui a ciblé, en 2008, un convoi de GGF à Oued-Souf et qui avait coûté la vie à 7 gendarmes. …
www.city-dz.com/attentat-terroriste-11-gardes-frontieres-assassines-a-tinzaouatine
source: Liberte
SILENCE, ON TUE !
05/09/2010 11:55 par akkachaamrane
Le massacre de Bentalha
PARIS, 10 octobre 2000 (Le Monde)
LE nom de Bentalha restera lié pour longtemps à l’un des pires massacres qu’ait connus l’Algérie pendant les années 90. Les tueurs, une centaine d’hommes au moins, avaient, semble-t-il, minutieusement préparé leur plan. Ils lancent leur attaque aux alentours de 23 heures, après avoir pris soin de couper l’électricité dans le village. Ils s’en prennent à deux quartiers seulement, excentrés et mitoyens (Boudoumi et Haï Djillali) et, pendant quatre heures consécutives, brûlent, égorgent, mutilent et pillent avant de repartir comme ils étaient venus, laissant derrière eux un spectacle d’horreur. Cette tragédie n’a pas pu se dérouler dans l’ignorance générale : le bruit des détonations, celui des engins explosifs utilisés par les assaillants pour faire sauter certaines portes d’entrée, le vacarme des sirènes d’alarme, et surtout les hurlements... tout cela a résonné bien au-delà des deux quartiers martyrs, et pourtant personne n’a bougé... Mais qui sont ces assassins capables d’opérer une tuerie d’une telle ampleur et s’étalant sur plusieurs heures ? Pourquoi les forces de sécurité, stationnées dans des postes ou des casernes à proximité de Bentalha, ont-elles mis si longtemps à intervenir, de même que les secours ? Comment le commando a-t-il pu repartir sans être inquiété ?
…/…
Une nuit d’horreur à Bentalha
Le 22 septembre 1997, à la tombée de la nuit, des assaillants en armes venaient porter la mort à Bentalha, une banlieue éloignée d’Alger, décimant les habitants avec méthode et cruauté, ruelle par ruelle, maison par maison, laissant derrière eux quelque 400 victimes. L’armée, stationnée à proximité, se garda d’intervenir. Sous le titre « Qui a tué à Bentalha ? » (éditions La Découverte), un survivant de ce massacre, Nesroulah Yous, raconte ce que fut cette nuit de cauchemar. …
FONDAMENTALISME (2)
05/09/2010 11:54 par akkachaamrane
La destruction des bouddhas de Bamiyan témoigne de luttes d'influence au sein du mouvement taliban
Ce décret du mollah Omar, qui entérine une décision prise par le Conseil suprême des ulémas, contredit un de ses précédents décrets de juillet 1999, dans lequel il donnait l'ordre de préserver l'héritage historique afghan, en particulier les deux bouddhas de Bamiyan.
Le décret de juillet 1999 affirmait en effet: "Tout l'héritage culturel historique de l'Afghanistan fait partie intégrante de l'héritage afghan et appartient donc à l'Afghanistan, mais aussi naturellement à la communauté internationale. Toute fouille, tout commerce d'objets est strictement interdit et sera puni par la loi."
Dans un paragraphe spécifique aux bouddhas de Bamiyan, le texte précisait: "Les fameuses statues bouddhistes de Bamiyan ont été sculptées avant l'avènement de l'islam en Afghanistan. Il n'y a plus de bouddhistes en Afghanistan pour les révérer. Depuis l'avènement de l'islam jusqu'à maintenant, ces statues n'ont pas été abîmées. Le gouvernement les considère avec le plus grand respect, et elles doivent bénéficier aujourd'hui de la même protection qu'avant. Le gouvernement estime d'autre part que ces statues sont un exemple d'une source de revenus majeurs venant de visiteurs internationaux. [...] Le gouvernement taliban déclare que Bamiyan ne doit pas être détruit mais protégé."
Le revirement du "gouvernement taliban", explique Françoise Chipaux dans "Le Monde" [13 et 17 mars 2001] "semble s'inscrire dans la lutte qui oppose au sein des talibans les durs aux plus "modérés" ou plutôt plus ouverts, qui ont compris que les talibans devaient quelque peu composer avec la communauté internationale". Le décret ordonnant la destruction de l'art préislamique du pays a été pris à la suite une décision des ulémas et sous la pression des durs auxquels le mollah Omar a cédé, "sans doute, ajoute la journaliste du "Monde", pour éviter un plus grand clivage entre deux groupes aux visions de plus en plus divergentes sur la façon de conduire l'Afghanistan".
FONDAMENTALISME (1)
05/09/2010 11:52 par akkachaamrane
Je n’ai point besoin de lire l’histoire (écrite par les vainqueurs, faisant leur apologie), mais je me réfère à l’actualité témoin des temps présents et des crimes contre la vie perpétrés par les terroristes religieux, contre des peuples, des cultures et des civilisations (contre la diversité divine), pour ouvrir les voies toutes grandes aux prosélytes opportunistes ou activistes ragaillardis qui jouent les modérés, dans l’impunité totale, par l’inquisition et l’invective «pacifiste et/ou propagandiste», à l’ombre des radicaux.
Le décret ordonnant la destruction du patrimoine préislamique de l’Afghanistan
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Le 26 février 2001, le mollah Mohhamad Omar a ordonné, par décret, la destruction de toute la statuaire en Afghanistan, notamment les statues bouddhiques, pour "prévenir" un retour de "l'idolâtrie" préislamique. Le mollah Omar a ajouté que le problème de la destruction des statues bouddhistes "avait été discuté dans tous ses aspects à un niveau national par les ulémas [théologiens musulmans], les juges et les ministres" de l’actuel régime afghan.
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Le décret publié le lundi 26 février 2001 par les responsables de l'Emirat islamique d'Afghanistan – nom officiel de l'actuel régime afghan est le suivant :
"Sur la base de consultations juridiques menées par l'émir* de l'Emirat islamique d'Afghanistan et d'un arrêt de la Cour suprême afghane, toutes les statues situées dans les différentes régions du pays doivent être détruites.
"Ces statues ont été utilisées auparavant comme des idoles et des divinités par les incroyants qui leur rendaient un culte.
"Aujourd'hui, ces statues sont respectées et peuvent redevenir des idoles dans l'avenir alors que seul Dieu, le tout puissant, doit être vénéré et toutes les fausses divinités doivent être annihilées.
"En conséquence, l'Emirat islamique d'Afghanistan a chargé le ministère pour la promotion de la vertu et de la lutte contre le vice et le ministère de l'information et de la culture d'appliquer la décision des religieux et de la Cour suprême, et de détruire toutes les statues, de façon à ce qu'à l'avenir personne ne leur rende de culte ni ne les respecte."
* Le chef suprême des taliban, le mollah Mohammad Omar.
SUBLIME NATURE
04/09/2010 02:39 par akkachaamrane
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SUBLIME NATURE
04/09/2010 02:39 par akkachaamrane


Dame nature, ta beauté est sublime,
je t'accorde mes sentiments, en prime.
Tes charmes sont innombrables,
tes secrets sont insondables,
tu es capricieuse, imprévisible
et à cela, je ne peux rester, insensible.
J’aime tes paysages si variés,
tes monts , tes plaines, tes forêts,
tes cavités et gouffres dont je puise ,
des sensations fortes, très exquises.
Tu es, la roche dure et froide,
l’eau qui chute en cascade,
qui à elles deux, créent les remous,
envoûtants par leur son doux.
Mer calme ou déchaînée,
par toi je suis fasciné,
tes roulis enchanteurs,
me troublent en profondeur.
Je pêche souvent sur tes rivages,
même loin de toi, je garde l’image,
de ces lueurs qui se reflètent,
dans le creux de tes vagues et leur crête.
Tu es, la racine enfouie, sous terre, (1)*
le tronc à la sève nourricière, (2)*
l’indispensable, branche ou rameau, (3)*
feuille, bourgeon et fruit si beau. (4)*
Tu es l’arbre, au feuillage bien fourni,
que le temps, ce maladroit, dégarnit,
ton tronc aux cavités somptueuses,
sert bien les amours fructueuses.
Tu es, la fleur sur sa tige si frêle,
le suc des fruits qui fait le miel,
moi, comme l’abeille friande,
je savoure tes douceurs, divines offrandes.
Tu mérite toute l’ardeur de mes caresses,
n’es-tu pas par définition, Déesse,
de l’amour, de ses joies et peines,
mère incontestée de la race humaine ?!.
C’est de toi « femme » qu’il s’agit,
ton corps si gracieux, m’éblouit,
je ne peux nier tes bienfaits,
ni jouer à l’éternel, insatisfait.
Durant sept ou neuf mois,
tu génères des vies en toi,
puis la frénésie pour ton sexe,
te fait mettre à l’index.
Je suis un fruit sorti de tes entrailles,
j’ai grandi jusqu’à atteindre ma taille,
ce ne sera certainement pas demain
que je te cracherai à la main.
Non, je ne suis pas ingrat,
je t’adore, je ne le cache pas,
je l’avoue, je suis très sensible,
sans toi la vie est impossible.
Je désire, te prendre dans mes mailles, (5)*
jouir de la moiteur de tes ailles
et surtout, comme le veut DAME NATURE,
partager avec toi le facile et le dur.
(1)* la racine : l'ancêtre
(2)* le tronc: la mère
(3)* branche ou rameau: épouse, compagne, parente
(4)* la feuille, bourgeon et fruit : soeur, enfant, filleule
(5)* mailles: bras, sentiments
Amrane AKKACHA
DESSEINS PERNICIEUX
31/08/2010 03:58 par akkachaamrane
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DESSEINS PERNICIEUX
31/08/2010 03:58 par akkachaamrane
AFFAIRE DE LA MOSQUÉE D’AGHRIBS
Les représentants des divers segments de la nébuleuse islamiste s’émeuvent. Pour eux, “l’opération Aghribs”
doit réussir. Tout l’avenir de leur nouvelle stratégie de pénétration en Kabylie en dépend.
Sur le terrain, à Aghribs même, l’affaire dite de la mosquée est entendue : il n’y aura pas de second lieu de culte à proximité de l’ancienqui vient tout juste d’être rénové grâce aux seuls dons mobilisés par les habitants du village. Ailleurs, dans certaines rédactions et autres QG departis islamistes, l’agitation est à son comble : une lettre du MSP au chef de l’État lui demandant d’intervenir, un député s’inquiétant de “la sécuritédes musulmans en Kabylie”, et pour boucler la boucle, des réactions effarouchées se faisant entendre à l’étranger, c’est bien la preuve que derrièrele projet de construction d’une nouvelle mosquée à Aghribs, se cache ce dessein cher aux tenants du salafisme : prendre pied en Kabylie. De leur côté, les autorités, sans doute instruites des dessous scabreux de ce dossier et surtout des conséquences périlleuses qui pourraient découler d’une immixtion autoritaire des pouvoirs publics, refusent de s’impliquer dans un tel dossier. C’est ainsi que le directeur des affaires religieuses de la wilaya de Tizi Ouzou, interrogé par un quotidien arabophone, a dit ne rien ignorer “des détails de cette affaire”, qu’il n’est nul besoin d’une commission d’enquête et que toute “intervention extérieure” n’est pas souhaitable, les habitants du village étant, selon lui, les mieux placés pour trouver une solution au litige.Les représentants des divers segments de la nébuleuse islamiste ne l’entendent pas de cette oreille. Des députés qui ont refusé un débat parlementaire sur la corruption, qui ne se sont jamais rendus dans les contrées secouées par les émeutes où règnent l’injustice sociale, le favoritisme et la répression, des députés certains ont séjourné dans les camps du Sud pour avoir pris part à la violente insurrection du FIS en 1991/1992, envisagent d’organiser une caravane vers Aghribs. Des députés dont les partis n’ont soufflé mot en 2001/2002 lorsque la Kabylie entière brûlait et comptait ses morts au quotidien, des députés et des partis politiques parfaitement indifférents à la situation sécuritaire qui se détériore de jour en jour dans la région et consentant par le silence la délocalisation de projets économiques vers d’autres wilayas, s’émeuvent de ce que 17 personnes n’aient pas pu imposer leur diktat à un village de 3 500 habitants soutenus par ceux d’une cinquantaine de douars environnants.Au même moment, un certain cheikh Chems Eddine, sorti on ne sait d’où, mais avec barbe et qamis réglementaires, est mis en vedette par un journal rabophone. Son mérite ? Il se limite à cette question : “Pourquoi pas une seconde mosquée à Aghribs ?” Signe révélateur, la chaîne Al-Jazeera, qui ne cache même pas sa sympathiepour Al-Qaïda, est invitée à assumer sa part de la sale besogne. Elle s’y est mise, mobilisant tout son “savoirfaire”: elle a tendu le micro à la partie minoritaire, les défenseurs du projet de construction d’une seconde mosquée, et a ignoré ceux qui s’y opposent et qui représentent la majorité écrasante de la population locale. Les autorités locales ellesmêmes, à commencer par le président de l’APC, n’ont pas eu droit au chapitre. Tout l’arsenal politique et médiatique islamiste est donc mis à contribution. À tel point qu’il faut craindre que le bras armé de la nébuleuse se mette de la partie. Pour l’heure, Aghribs n’a pas encore fait l’objet de représailles terroristes, le dernier attentat sanglant à y être perpétré remontant à février 1995. Mais le danger est bien réel, les appels au meurtre à peine déguisés, étant désormais lancés à la une de journaux et sur des sites Internet. Il faut savoir que la Kabylie subit depuis quelques années les effets d’une nouvelle stratégie islamiste. L’affaire d’Aghribs n’est pas un cas isolé. Si ce village est prioritairement ciblé, c’est bien parce que le président du RCD, Saïd Sadi, en est originaire. Toute une symbolique. Mais dans de nombreux autres villages des wilayas de Tizi Ouzou, de Béjaïa, de Boumerdès ou de Bouira, des groupes d’activistes travaillent méthodiquement et sans relâche. Le but de l’opération “Aghribs” est de faire savoir à tous ces groupuscules qu’ils ne sont pas seuls. Pour eux, les anciennes mosquées et les styles architecturaux locaux doivent disparaître et, avec eux, l’islam de nos anciens, afin de leur substituer de nouveaux édifices aux normes du Moyen-Orient et l’islam rigoriste prêché par les salafistes. Mais on aurait tort de croire que le salafisme ne cible que la Kabylie. Des faits similaires à ceux d’Aghribs sont notamment signalés dans les Aurès, près de M’chounech, mais aussi dans d’autres régions du pays. C’est le signe que c’est toute l’Algérie qui est visée par la nouvelle stratégie de l’islamisme international, la Kabylie étant un bastion à conquérir en priorité, afin d’affaiblir le potentiel qu’elle représente dans le combat pour la démocratie. SAÏD CHEKRI
Liberté du 25.08.2010
ILS NOUS AIMENT A MOURIR
31/08/2010 03:49 par akkachaamrane
LA CHANSON KABYLE MARGINALISÉE
Le nouvel apartheid
de l’ONCI
œœ L’Office national pour la culture et l’information a-t-ilune dent contre les chanteurs d’expression kabyle ? Bien que la mission première de cet organisme étatique soit de veiller à la promotion de la ulture algérienne, sa politique ne semble pas aller dans ce sens. Sinon comment expliquer que sur tous les programmes préparés par l’office pour cet été, on ne trouve pas de traces d’artistes d’expression kabyle très présents pourtant dans le domaine de la production artistique. Regardons de près le programme des soirées du Casif de Sidi-Fredj qui se sont étalées sur plusieurs semaines avant le Ramadhan. Le seul artiste qui a échappé à l’exclusion, c’est le jeune Mohamed Allaoua. Et bien évidemment en face de ce nouvel apartheid qui s’installe, c’est une multitude d’artistes orientaux qui sont invités avec tous les honneurs à occuper la scène artistique algéroise. Et c’est malheureusement la même politique d’exclusion qu’on retrouve avec les soirées du Ramadhan où les responsables d’un office, censés être au service de tous les artistes algériens, pratiquent une politique pour le moins douteuse à l’égard des chanteurs kabyles.
LIBERTE DU 24.08.2010
ETRANGERS CHEZ NOUS
31/08/2010 03:43 par akkachaamrane
ALI EL-KENZ, LORS D’UNE CONFÉRENCE-DÉBAT
“Je suis pour l’écriture du berbère avec des caractères arabes”
Profitant de sa présence à la soirée organisée,dimanche dernier, par le quotidien Algérie News à la
librairie Socrate New à Alger, le sociologue Ali El-Kenz adonné un avis “tranchant” sur la langue berbère. “Je suis pour l’enseignement du berbère dans tout le pays et non dans une seule région puisque cette langue appartient à toute l’Algérie”, at-il lancé devant les nombreux présents. Et d’ajouter : “… et je suis pour l’écriture du berbère avec des caractères arabes”. Il expliquera sa position sur cette question par l’importance
d’avoir l’adhésion d’une majorité d’Algériens en optant pour cette transcription. Ainsi Ali El-Kenz s’introduit dans le débat fort ancien sur l’écriture de la langue berbère. Hasard ou pas, son “entrée” coïncide avec celle d’un autre sociologue algérien, également installé en France, Addi Lahouari en l’occurrence. Ce dernier, dans ses dernières contributions dans la presse, a également donné le même avis sur la transcription de la langue tamazight avec l’alphabet arabe. À ce duo, il faut ajouter Mohand Arezki Ferrad qui, bien avant eux, était allé dans le même sens. Cependant, il faut s’attendre à ce que le débat prenne encore plus de
proportions. C’est qu’en face de ce “clan” cité précédemment, il y a deux principaux autres mouvements. Il y a ceux qui prônent l’écriture de la langue berbère avec l’alphabet latin, et ceux qui défendent l’utilisation uniquement de l’alphabet tifinagh. En revenant à l’intervention de Ali El-Kenz, elle fut des
plus instructives pour un public venu en force pour l’occasion. C’est à la fin de la soirée que le sociologue avait abordé le sujet de la langue qu’il avait entamé par une précision de taille : “Je ne suis pas sensible à la question identitaire.” Il a raconté une anecdote vécue en Égypte. “Je suis allé à Al-Azhar et j’ai échoué au certificat primaire et la télévision égyptienne, à l’époque déjà, n’avait pas raté l’occasion d’en parler puisque j’étais déjà enseignant à l’université ici.” Une relation avec la langue arabe qui l’avait incité à faire de longues
recherches en s’appuyant, comme il l’a souvent répété ce dimanche, sur les travaux de Noam Chomsky.
En citant la transcription du Coran à l’époque du calife Othman, avec l’utilisation de la langue de La Mecque,
Ali El-Kenz précisa que “l’arabe pur n’est qu’une forme de l’arabe” en ajoutant que “l’Algérien est aussi une langue”. Cependant, la question linguistique n’a pas été le seul thème abordé par le sociologue. Il s’est ainsi attardé sur le mot “laïc” qu’il réprouve à sa manière. Ali El-Kenz indiquera qu’il lui préfère “séculier” en précisant même qu’“on peut l’être tout en étant croyant”. Pour le professeur de sociologie à l'université de
Nantes, depuis 1995, “laïc, ça a une connotation française (…) il est aussi surchargé et plein de confusion”. Il rappellera que “les laïcs français ont été les plus grands colonialistes”. Par contre, il dira que la vitalité de l’islam “n’est pas un problème” en demandant à ceux qui l’affirment de cesser de voir la situation “avec le regard des Occidentaux”. L’auteur de Les maîtres penseurs compare la vitalité de l’islam à de la fièvre “qui est une indication et un informateur”, tout en ajoutant, avec le sourire : “… et il se trouve que notre pays est plus
enfiévré que d’autres”. Le “salut” ne pourrait advenir, selon Ali El-Kenz, que par un équilibre entre les deux modèles, séculier et religieux, et il préconisa le modèle rochdien en référence au philosophe musulman Ibn Rochd (1126-1198). Tout un programme.
SALIM KOUDIL (liberté du 24.08.2010)
sans commentaire.
NOIRS DESSEINS
31/08/2010 03:18 par akkachaamrane
LE PROJET DE L’ASSOCIATION : UNE MOSQUÉE
MASTODONTE AVEC DORTOIR
Du jamais vu dans un village de Kabylie
œœ
Le projet de construction d’une seconde mosquée à Aghribs est porté et défendu par une association religieuse composée de 17
personnes, selon un membre du comité de village, joint hier au téléphone. Le refus opposé à l’édification de ce second lieu de culte par le reste des habitants de ce chef-lieu de commune, soutenus par la population de tous les villages environnants, est motivé, précise-t-il,
par l’existence, à quelque dizaines de mètres du site d’implantation dudit projet, d’une ancienne mosquée dénommée Sidi Djaffar.
Celle-ci vient tout juste de faire l’objet d’une inauguration en présence de milliers de personnes venues de toute la Kabylie et rénovation et son agrandissement qui avaient fait l’objet d’“une décision collective et consensuelle prise lors d’une réunion ouverte à tous les habitants”.
“Le coût de sa restauration a été entièrement couvert par les dons des habitants”
, ajoute encore le membre du comité de village Ce qui,
en soi, tient-il à souligner,
“constitue un cinglant démenti aux allégations comportées ici et là et qui nous qualifient d’antimusulmans”.
En revanche, fait-il savoir, les membres de l’association religieuse n’ont pas contribué au financement de la restauration de l’ancienne
mosquée. Au lieu de cela, ils ont préféré se consacrer à
“leur mosquée”, sans le consentement des citoyens du village, “en recourant à des donateurs que seuls eux connaissent”. Ce qui a eu pour effet, ajoute notre interlocuteur, de “susciter doutes et inquiétudes chez les villageois” qui dès lors, ont agi avec détermination. D’autant que la mosquée dont l’édification était projetée serait plutôt une sorte
de “complexe religieux” un mastodonte de trois étages avec… dortoir. Du jamais vu au beau milieu d’un village de Kabylie.
S. C.
Liberté du 25.08.2010
FORCER LE DESTIN
23/08/2010 10:41 par akkachaamrane
-
FORCER LE DESTIN
23/08/2010 10:41 par akkachaamrane
L’ATTENTE
Toi, la femme superbe,
dont la vie a un goût acerbe,
pense, à ton bonheur,
à ses plaisirs et leurs saveurs.
Je suis sur que tu le trouveras,
de charme tu n’en manques pas,
peut être même qu’en ce moment,
rêveur et distrait, il t’attend.
Sans savoir qui il cherche,
il est depuis toujours à ta recherche,
il t'a sans doute aperçue,
mais tant ses idées étaient superflues ;
il aurai détourné ses yeux,
de toi, vers tous les Cieux,
aux astres il a demandé,
que vers toi il soit guidé.
N’hésite plus, vas lui dire,
que lui seul peux guérir,
le mal qu’un soir,
il t'a transmis sans le savoir.
lui même serai soulagé,
du fardeau que la vie lui fait porter,
dans ses bras il te prendrai
et de caresses il te couvrirai.
vos cœurs enivrés de joie,
oublieront les problèmes et les lois,
toutes les portes s’ouvriraient,
à chaque pas que vous feraient.
Ne gâchez pas cet amour providentiel,
prenez garde, à ces tels et uns tels,
qui feront, toujours, tout,
pour semer la discorde entre vous.
Vivez-le, purement et simplement,
sans regrets et sans tourments,
ne cherchez plus ailleurs,
ce qui est déjà dans votre cœur.
Je me dois de te le dire,
cette chance, vous devez la saisir,
tu l'aimes sûrementt très fort,
sans l'amour, noirs seraient tous les décors.
Amrane AKKACHA