goujaterie

03/12/2010 00:07 par akkachaamrane

il était 22h30,

Le 28 février 2004,
j'ai reçu la lettre la plus scélérate,
m'intimant l'ordre de quitter les lieux,
alors que ma mère souffrait des yeux;

il m'était donné juste 8 jours,
pour laisser la place, au grand chikour,
sire achour telli, l'illustre défonceur,
des acquis et droits des travailleurs,

C'est là la toute première décision,
d'un PDG qui se veut mesquin et impudent,
pour marquer les esprits et imposer sa loi,
se voyant investit d'autorité et de droit.


Il y était préciser que faute de m'exécuter,
je serai sanctionné et en justice esté,
je ne savai ni en pleurer ni en rire,
de minables n'ayant d'égales ou de pires.
Amrane AKKACHA
 

BON VENT

29/11/2010 23:20 par akkachaamrane

 
haut hisse! han, han,
allez du nerf, en avant,
le vent tourne en notre faveur,
mécontents et frondeurs,

par vents et tempêtes,
dans le verbe faisons trempettes,
la parole est si bonne,
quand de bon coeur on la donne,

n'en soyez pas avare,
changer votre regard,
sur ce monde de multinationales,
qui nous rendent la vie infernale,

allons de vague en vague,
les mauvaises branches s'élaguent,
pour ne laisser que des porteuses,
de fruits à la pulpe juteuse,

jugez-en par vous mêmes,
en Algérie, la mauvaise graine se sème,
pour que les faux anges prolifèrent ,
et pourrissent « mieux » que leurs aînés délétères,

juste soucieux de se remplir les poches,
le cœur froid et dure comme la roche,
sans scrupules et sans état d’âme,
entretenant, la rancœur et la révolte qui enflamment,

vous le savez bien, tous,
l'amour ne s'achète pas, au flouze*
hé oui, bien que ce soit gratuit,
il n’est pas facile de conquérir le cœur d'autrui.
 
 
Amrane AKKACHA

DES TROUS D'UNE FLÛTE

25/11/2010 23:03 par akkachaamrane

 

c'est l'histoire d'un homme de cour,
très servile et serviable
au service de sa majesté le roi,
qui en retour lui accorde quelques faveurs,
mieux traité et considéré que tous les autres sujets,
même les notables et les officiers.

Le sachant voué,
dévoué et surtout poltron,
le Roi l'appela un jour dans sa chambre,
s'assura que personne ne s'y trouvait à proximité
en chargeant sa garde d'éloigner toutes oreilles indiscrètes
et eux mêmes se déchargés jusqu'à nouvel ordre
de leur consignes de vigilance trop rapprochée.

"Mon cher sujet, commence-t-il,
je te sais le plus fidèle de mes sujets,
le plus loyal, le plus honnête et je ne vois personne d'autre que toi
pour atténuer le poids d'un très lourd secret,
je vais t'en instruire sans témoins,
tu ne pourrai donc jamais dire demain,
qu'un autre en a eu vent s'il venait à être divulguer,
tu ne peux m'empêcher ou refuser
de te le raconter et je veux que tu sois sa tombe
où la tienne serai vite creusée,
je te couperai la tête.

Tremblant et dans une génuflexion le pauvre dit à son maître
"votre majesté, vous me faites là un grand honneur,
mes oreilles et ma langue n'ont jamais fait de choeur,
dès que votre secret atterrira dans mon coffre,
mon âme à votre volonté je l'offre,
tenant à la vie plus qu'à tout,
c'est là ma garantie, je l'avoue.

Alors le roi de son lourd secret le charge,
"j'entretiens une relation avec la fille du vizir,
je lui consacre tout mon temps à loisir,
elle est muette aveugle et sourde,
ma femme la traite de gourde,
ses infirmités par sont art se compensent
et elle assouvit bien mes désirs dans ses jouissances,
je la crois même stérile,
car nos rapports se compteraient par mille".

Le roturier garda longtemps son secret,
mais il le sentait de plus en plus peser,
craignant pour sa vie,
il fuit les gens et mêmes ses amis,
pour ne pas céder à la forte tentation
il s'isole le plus souvent,
la pression monte
...et augmente,
il se sent de plus en plus au bord de la rupture,
tenir à la vie comme c'est dur!

il alla donc creuser un trou profond et étroit,
loin du palais à un endroit,
isolé d'accès presque impossible,
il y enterra son secret dans un cri terrible,
soulagé de son lourd fardeau
il revint heureux au château....

Un jour un berger à l’ombre des roseaux s’assied,
quelques bouts il en cueillit,
…pour en faire des fluttes,
avec son couteau il affûte,
…au soir dans sa demeure,
à la bougie et sa faible lueur,

il en termina 10 pour les vendre
et alla les essayer sans attendre,
alors que ses oreilles en appréciaient les mélodies,
l’écho dans tout la ville se répandit,
…laa fiiille du viiiziiir est laaa maîtreeees du rrrrrroi,
chaque habitant l’a entendu au moins une fois,

…la reine comme tout le monde
a ouvert ses fenêtres toutes grandes,
…en cette nuit étoilée de clair de lune,
elle sut que sa beauté et ses atours,
devant l’entreprise n’ont pas pesé lourds,

…elle congédia toutes ses servantes
et convoqua sa rivale séance tenante,
à sa vue toute sa rancœur fondit,
à l’écho elle refusa de donner crédit,
… au levé du jour, le roi avoua à sa cour,
ses amours secrètes et ordonna l’organisation d’une fête,

…même monarque on sait apprécier la beauté de l’âme et non du fascié.
 
Amrane AKKACHA

(BOL)

24/11/2010 23:59 par akkachaamrane

Bol, en faïence ou en fer,
contenu ou contenant ,
de toute matière, je sers,
nourriture ou récipient.
 
Bol, d’aliments,
frais ou cuits,
je régale les gourmands,
grands et petits.
 
Bol, alimentaire,
bouchée imprégnée de salive,
l’estomac me digère,
si bien mastiquée, je lui arrive,
 
        Ras-le-bol, vous en avez,
        de quelqu’un ou de quelque chose,
        ça vous fais baver,
        hé oui, la vie n’est pas toujours rose ;
 
Bol, d’air,
resourcement mental ou physique,
je vous change d’univers,
et vous le rends féerique ;
 
Bol, heureux hasard,
complice du bon vent,
je vous fais, veinards,
rencontrer les bonnes gens ;
 
Bol, chance,
fais à vos vœux et désirs,
veine et espérance,
je ne peux faire que plaisir.
 
 
****écrivez vos scénarios,
        distribuez les rôles,
        jouez le votre avec brio,
        au mien je me tiens, bol.
 
Amrane AKKACHA

...contes et nuitées

15/11/2010 14:11 par akkachaamrane

Je voyais donc l’imagination à sa naissance, l’imagination qui n’est que naissance, car elle n’est que le premier état de toutes nos idées. C’est pourquoi tous les dieux sont au passé. (Ibid)

ALAIN (Emile Chartier, dit)
(1868-1951)


rendre à César ...

06/11/2010 22:52 par akkachaamrane

« le mérite appartient à celui qui commence, même si le suivant fait mieux. »
Auteur inconnu
" on trouve toujours défauts à une oeuvre et son auteur qu'on exploite, alors qu'on n'est point capable d'en créer une moins belle."
amrane Akkacha

A At Z'Menzer (mon village)

05/11/2010 23:57 par akkachaamrane

  • A At Z'Menzer  (mon village)

    A At Z'Menzer (mon village)

    05/11/2010 23:57 par akkachaamrane

(à TIZI-OUZOU) au dessus de mon village,
 « AT ZMENZER » le ciel est sans nuages,
portes ouvertes sur des étoiles scintillantes,
par milliers, sans aucune lumière artificielle gênante,
je les regarde, situant quelques constellations que je connais,
pour me faire d'elles une carte détaillée,
ce n'est point ma faute,
si certaines brillent plus que d'autres,
il ne faut pas croire, que je puisse,
faire de l'une, l'élue, qui me réjouisse,
elles sont trop lointaines et inaccessibles,
et faire ce voyage vers elles m'est impossible,
ça tient d'un rêve,...il ne m'est donc pas interdit,
d'admirer la plus brillante d'entre elles pardi!
 
Amrane AKKACHA

L'erreur est humaine

05/11/2010 23:43 par akkachaamrane

« c’est le propre de l’homme de se tromper, seul l’insensé persiste dans son erreur . »
 
Cicéron

l'illusoir

29/10/2010 00:34 par akkachaamrane

On passe souvent à côté de l'essentiel, quand s'en détournent nos prunelles, attirées par le mirroitage de quelques leurres ou mirages.
 
Amrane AKKACHA

Comme c'est vrai !

07/10/2010 00:56 par akkachaamrane

 
 
"Le corps humain est le tombeau des dieux."
 
ALAIN (Emile Chartier, dit) (1868-1951)